Œuvres


Série « Corporate » : L’humain face aux carcans

Dans Corporate, les personnages en costume incarnent la condition de l’individu dans l’entreprise et, par extension, dans la société. Ils soulignent la façon dont l’humain se plie à des structures extérieures — sociales, professionnelles, corporelles — qui l’enferment tout en le façonnant. Ces carcans successifs apparaissent comme des poupées russes contraignant l’âme, forçant l’individu à adapter ses aspirations profondes aux règles collectives. Cette série invite à suivre un chemin de résilience et d’inspiration pour dépasser ces contraintes consubstantielles à toute organisation humaine pour accéder à un chemin d’équilibre et de paix.


Phoenix Conte

Time to cover ?, 2025

Acrylic on canvas

116×89 cm

Sous la pluie battante et les lumières froides de la nuit, un homme assis accepte les contraintes qui l’entourent. Non couvert, encerclé par les voitures, il ne lutte pas contre l’inévitable : il puise en lui les ressources pour l’habiter pleinement. Time to Cover dit que l’on peut choisir de voir le chaos comme un fardeau ou comme une source d’émerveillement. Il célèbre la force intérieure.

Phoenix Conte

Time to cover, 2024

Oil on canvas

116×89 cm

Sous la pluie battante, la nuit, un homme rejoint la lumière, se couvre et s’assied sans se dissimuler : Dans un univers d’urgences feintes et de conformismes pressés, dans un univers de reflexes prudents où les responsables courent aux abris cet homme incarne un autre leadership : celui de la sérénité, de la clarté, de la force tranquille.

Phoenix Conte

Monkey Money, 2024

Oil on canvas

116×89 cm

Sous des airs de mascarade, une scène se joue — pas si absurde qu’elle en a l’air. Qui a vraiment les cartes en mains ? Où se cache la valeur ? Dans ce théâtre d’apparences, l’homme en costume et les singes inversent les rôles.
L’ironie devient lucidité, le rire un révélateur : Et si ce qui compte vraiment était ailleurs ?

Phoenix Conte

Contre la montre, 2025

Acrylic on canvas

230×178 cm

« Contre-la-montre, mais avec soi »
Dans un monde où tout s’accélère, il choisit l’effort lucide plutôt que la fuite aveugle.
Le chrono se fracasse, mais lui reste droit, concentré, vivant.
Car la vraie course ne se joue pas contre le temps — mais dans le temps.

Phoenix Conte

Risk Taker 2025

Acrylic on canvas

81×65 cm

Il avance entre deux tours, sans assurance ni filet. Il nous regarde. Entre interrogation et conviction. Il n’a pas l’arrogance du conquérant, ni la témérité du joueur, mais la lucidité de celui qui marche par devoir: Dans un monde incertain, il incarne une forme de responsabilité intérieure : avancer quand même, malgré la peur, malgré le vide.

Phoenix Conte

Cherry on the cake 2024

Oil on canvas

81×65 cm

Tout semble parfait : costume impeccable, savoirs empilés, … cerise bien posée ! Mais que regarde-t-il vraiment ? Et que vaut cette cerise, si elle couronne l’oubli de l’essentiel ?
Cherry on the Cake interroge avec ironie notre quête de réussite et la hiérarchie parfois absurde de nos désirs.

Phoenix Conte

Glass ceiling 2024

Oil on canvas

81×65 cm

Sous une verrière qui évoque autant l’architecture du pouvoir que ses limites invisibles, elle ne plie pas.
Ni soumise, ni en rébellion, elle incarne un autre type de force : celle de la lucidité tranquille.
Le plafond est peut-être de verre — mais son regard, lui, est déjà passé au travers.

Phoenix Conte

What’s Next 2024

Oil on canvas

81×65 cm

Assis dans l’œil du cyclone, il ne cherche ni à fuir, ni à agir dans la précipitation. Son regard, franc et direct, ne cherche pas de réponse immédiate — il questionne, il anticipe.
What’s next n’est pas l’angoisse de l’après, mais l’espace nécessaire pour décider du bon mouvement.
Une posture de pause active, d’attente habitée — parce qu’agir trop vite, parfois, c’est reculer..

Phoenix Conte

Underwater 2024

Oil on canvas

116×89 cm

Sous l’eau, tout semble flou — sauf lui. Il avance, calme et lucide, porté par une clarté intérieure que rien n’éteint. Même plongé dans l’inconnu, il reste guidé par la lumière qu’il porte en lui.


Série « Underwater«  : Résilience et intériorité

Dans Underwater, ces mêmes carcans se transforment en pression symbolisée par l’eau. L’immersion totale, a priori invivable, devient le cadre d’une résistance sereine : l’homme assis en méditation au fond de l’océan, la femme qui demeure élégante en apnée, traduisent cette capacité à rester debout même dans l’improbable. L’eau n’est pas seulement contrainte : elle devient métaphore de transformation, d’épreuve initiatique où se révèle la résilience humaine.


Phoenix Conte

Whatever, 2025

Acrylic on canvas

81×65 cm

Même sous pression, elle rayonne.

Ni fuite, ni peur : juste la présence.
Le monde peut s’agiter autour, elle reste ancrée, souveraine, libre — comme si l’eau elle-même attendait sa décision.

Phoenix Conte

Whatever, 2025

Acrylic on canvas

81×65 cm

L’horloge du monde s’est brisée. Mais lui, calme, veille.
Assis dans le silence, il ne subit pas le chaos : il l’écoute.
Sa montre encore intacte bat à son rythme, intérieur.
Il ne cherche pas à tout maîtriser — seulement à discerner.
Car parfois, la vraie force n’est pas d’accélérer,
mais de choisir le bon moment pour se relever.

Phoenix Conte

Time’s up, 2025

Acrylic on canvas

81×65 cm

Elle regarde sa montre, non pour suivre le temps, mais pour lui faire face.
Sous l’eau comme dans l’entreprise, le sablier n’est pas le même pour tous.
Le sien s’accélère, on lui dit qu’il est déjà trop tard.
Mais elle ne cède pas à l’alarme.
Elle transforme le compte à rebours en compte à rebâtir.

Phoenix Conte

Zen, 2024

Acrylic on canvas

81×65 cm

Il ne subit ni l’urgence ni le tumulte.
Même en immersion, il choisit son cap.
C’est en restant calme qu’il garde le pouvoir
sur ses décisions, ses priorités, sa trajectoire.

Phoenix Conte

The Bubble, 2025

Acrylic on canvas

116×89 cm

Ce regard d’enfant n’est pas un souvenir : c’est une force qu’il faut savoir convoquer. Pour traverser la vie sans s’y perdre, il faut se souvenir de ce que nous étions quand tout était encore possible, se reconnecter à cette lumière intérieure. Cet émerveillement simple, ce lien instinctif au monde, cette confiance sans calcul sommeillent en nous, prêts à renaître.


Série « Women at Work«  : La dignité humaine universelle

Avec Women at Work, je mets en avant la force incarnée au féminin. Mais loin d’une revendication identitaire, ces figures rappellent que la dignité, l’énergie et la créativité appartiennent à l’humain en tant que tel. La femme devient ici un miroir universel de la puissance de l’âme incarnée.


Phoenix Conte

Trusted Leader, 2025

Acrylic on canvas

81×65 cm

Elle ne cherche pas à impressionner. Elle inspire.
Solide sans arrogance, lumineuse sans artifice,
elle incarne ce leadership rare : celui qu’on ne conquiert pas mais qu’on mérite. Sa force n’est pas dans le contrôle, mais dans la clarté de sa vision. C’est cette justesse tranquille qui fait d’elle une alliée, pas une rivale.

Phoenix Conte

Age is just a number, 2025

Acrylic on canvas

81×65 cm

Elle n’a rien à prouver. Ni à rajeunir, ni à s’excuser d’être là.
Son âge n’est pas un frein : c’est une signature.
Ce qu’elle dégage vient de plus loin que son apparence.
C’est l’âme qui agit, l’intelligence qui guide, l’expérience qui ancre. Son corps n’est pas une promesse à tenir, mais un vecteur de puissance le médium à travers lequel elle transmet ce qu’elle est, ce qu’elle sait, ce qu’elle fait.

Phoenix Conte

Yes ! , 2025

Acrylic on canvas

81×65 cm

Elle dit “oui” à sa propre lumière.
Oui à ce qu’elle est, à ce qu’elle mérite, à ce qu’elle incarne.
Pas pour plaire, ni pour prouver — pour célébrer.
Parce qu’elle sait que la victoire la plus puissante est intérieure.

Phoenix Conte

Break it ! , 2025

Acrylic on canvas

116×89 cm

Elles n’ont pas frappé pour détruire,
mais pour ouvrir la voie.
Le plafond de verre n’est plus une limite —
juste un vestige qu’elles traversent ensemble.
Pas de revanche, pas de permission :
juste la puissance tranquille de celles
qui savent qu’elles ont déjà leur place.


Série « Memories«  : Fragilité des idéaux

Dans Mémories, j’utilise des monuments historiques emblématiques comme témoins du paradoxe humain. Inspiré par les idéaux les plus nobles — liberté, égalité, fraternité — l’homme a souvent, confronté au réel et à ses carcans (peur, rivalité, pouvoir), détourné ces valeurs pour aboutir à la violence et aux atrocités.

Cette série rappelle que ces dérives ne relèvent pas seulement du passé : elles menacent toujours notre présent. En plaçant ces figures silencieuses dans ces lieux de mémoire, j’invite à garder conscience de cette fragilité et à s’en inspirer pour construire un avenir plus harmonieux.


Phoenix Conte

Jacobin’s Remains, 2025

Acrylic on canvas

81×65 cm

Les idéaux ne suffisent pas — il faut les incarner sans les trahir. Assis face aux vestiges d’un rêve brisé, il médite sur le gouffre entre l’ambition et l’instinct. Car c’est souvent au nom du bien qu’on glisse, sans s’en rendre compte, vers la violence ou le dogme.
La mémoire des Jacobins est encore là : elle nous appelle à la vigilance, et à la dignité.


Série « Symbiosis«  : Horizon futur et responsabilité

Dans Symbiosis, je déplace la réflexion vers l’avenir : la question n’est plus seulement de survivre aux contraintes, mais de bâtir un monde plus harmonieux. L’homme, la nature et la technologie ne sont pas fatalement ennemis ; ils peuvent coexister dans un équilibre vertueux. Cette série affirme que nous avons toujours le choix : céder à la peur et aux travers destructeurs de l’humain, ou assumer une vision confiante et créative.


Phoenix Conte

Symbiosis 3.0, 2025

Acrylic on canvas

120×120 cm

L’équilibre ne viendra ni du rejet du progrès,
ni d’un retour en arrière, ni d’une domination brute.
Il viendra de la conscience. L’homme ici ne domine ni la machine, ni la nature : il s’y relie, il y prend place, pleinement.
L’urgence n’est plus de survivre ou de résister, mais d’inventer une alliance nouvelle — sans renier notre humanité..


Synthèse

Ainsi, qu’il s’agisse des contraintes sociales de l’entreprise, des pressions invisibles symbolisées par l’eau, du poids de l’histoire ou de la confrontation aux technologies, les séries qui façonnent mon œuvre rejoignent toutes une même ligne directrice : l’humain mis à l’épreuve, mais toujours capable de résilience, de lucidité et d’élévation.

Pour moi fuir les contradictions de notre temps n’a pas de sens ; je les expose pour les transcender. C’est pourquoi mes personnages — calmes, debout, méditatifs — ne sont pas écrasés par les contradictions de leur temps, leur environnement … mais sont au contraire en dialogue avec eux. Ils incarnent une attitude : ne pas céder à la peur, trouver en soi la force de composer avec le monde tel qu’il est.

C’est pourquoi mes œuvres se présentent moins comme des scènes fermées que comme des miroirs inspirants : elles invitent le spectateur à reconnaître en lui cette même capacité de résistance intérieure, à accepter son passé, son environnement, son identité, et à laisser s’exprimer ce qu’il porte de plus haut.